L’Église

Notre petite église, placée sous le vocable de Saint-Georges, est l’une des rares vieilles églises du XIe siècle encore intactes du département du Loiret.

Elle est formée d’un vaisseau de cinq travées flanqué de deux collatéraux. Le clocher est au nord du chœur et est couvert en bâtière. Dans la maçonnerie, les pierres en épis et les claveaux étroits sont préromans. A l’intérieur, les trois nefs sont séparées par de gros piliers carrés, munis d’impostes décorées, visiblement bâtis avant 1050.

Les parties hautes de la nef étaient éclairées de fenêtres comme à Echilleuses. Ce n’est seulement qu’au XIXe siècle, bien après l’établissement des voûtes au XVIe siècle dans la nef, que le haut des murs a été raboté et enfermé sous une charpente unique couvrant les bas-côtés. En effet, l’absence de contreforts indique que l’église n’était pas voûtée à l’origine, les dernières voûtes ne furent établies qu’au XVIIIe siècle pour les collatéraux.

Dans le mobilier, à noter les fonts baptismaux et le bénitier (XVIIIe siècle), la dalle funéraire d’un laboureur ornée d’un soc et d’un coutre gravés, un Christ en croix du XVe siècle ou début du XVIe siècle au-dessus de l’arc triomphal qui permet de passer de la nef dans le chœur, et le vitrail de la deuxième moitié du XIXe siècle derrière l’autel.

Le clocher abrite deux cloches ; Elisabeth Ernestine (1862) et Marie Louis (1883).

Pour conclure, l’église de Grangermont est fort intéressante. Elle est probablement la plus ancienne du canton puisqu’elle a pu garder son décor carolingien malgré les modifications de structures apportées au XVIIIe et XIXe siècles.

Puisse-t-elle encore être longtemps conservée !

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